russie

Un an après mon dernier article sur la Syrie, où en sont les protagonistes ?

Pour rappel, ma thèse qui s'appuie sur plusieurs analyses exterieures et personnelles, est que la crise syrienne est un noeud géopolitique majeur pour les années à venir.

Il se joue autour de la Syrie une partie d'échec géopolitique qui a comme but central de renverser l'hégémonie américaine sur le contrôle des matières premières, en particulier le pétrole, en faisant basculer le moyen-orient et les états du golfe, du coté des puissances "renaissantes" ou "naissantes" (Russie, Chine).

Comme le montre bien cet article [1] sur oilprice.com, la Russie a été impacté par la baisse contrôlée des prix du pétrole. Cette baisse "contrôlée" est le résultat d'une guerre économique menée par l'Arabie Saoudite sous pression américaine. Elle fait suite aux nouvelles ambitions russes de passer de puissance régionale à puissance "mondiale". Les articles précédents [2], [3], [4] illustrent la conséquence de cette politique en particulier la réaction russe sur le théâtre Syrien.

Difficile de ne pas rebondir sur l'excellente analyse de Charles Gave sur la page Facebook de l'institut des libertés [1]. Charles Gaves y développe sa thèse qui a le mérite de faire un lien direct entre l'Ukraine et la situation au moyen-orient. Pour lui, l'objectif stratégique de la Russie est de fixer les européens sur l'Ukraine pour déployer son grand plan qui n'est ni plus, ni moins le renversement des monarchies pétrolières du Golfe. Basé sur un soutien IRAN-SYRIE et des soulèvements dans les pays du golfe, le plan russe viserait à remplacer ces monarchies par des gouvernements "amis", bref, le plan russe serait ni plus, ni moins que d'éradiquer le pétro-dollar. Au final il s'agit bien de ça. C'est évidemment une attaque directe contre l'hégémonie américaine.
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